Le mouvement rastafari, le vrai , a pour idéologie la lutte anti impérialiste et le combat contre toutes les formes d'oppressions et de violence d'où qu'elles viennent et de quelle que nature qu'elles soient.Toutefois, Décider librement d'être le porte étendard des opprimés devient une gageure lorsqu'elle est foncièrement motivée par des besoins alimentaires. Quand je pense à cet individu qui se fait appeler Tiken je suis en proie à un sentiment bâtard qui partage sa substance
entre une signification affective et une connotation de compassion pour lui et sa musique aux ordres.Tiken Jah Fakoly reggaeman Ivoirien, avait dès les premières heures de la rébellion armée en Côte d'Ivoire , fait le panégyrique du chaos non sans accuser le régime du Président GBAGBO de tous les péchés d’Israël.Ce pseudo adepte du rastafarisme, qui souvent aime revêtir les habits d'un intellectuel du dimanche, justifiait les atrocités de la rébellion sanguinaire préparée et montée dans son pays d'origine le Mali , par l'apocryphe conception selon laquelle le Président Laurent GBAGBO était un dictateur donc peu enclin aux valeurs démocratiques.Ironie du sort, après le renversement par la junte, le 21 Mars dernier, du Président Amadou Toumani Touré , pourtant son amphitryon, le chanteur "engagé" a donné sa langue à manger au chat.Monsieur Fakoly avez-vous oublié de condamner ce coup d’État ou avez -vous décidé de porter les oripeaux des putschistes? Dans l'affirmative, osez sans vergogne leur apporter votre indéfectible caution , comme ce fut le cas pour les Néron Ivoiriens.Aussi, je vous rappelle que la rébellion Touareg attend toujours votre soutien musical. N'ayez pas peur, car vous aurez , comme prime, des espèces sonnantes et trébuchantes pour la production de votre prochain album. Comme on le voit, cet homme n'a rien compris au message de Tafari Makonnen, le Roi des
Rois, le lion conquérant de la tribu de Judée. Non et non, il n'a rien
compris. Il est aux antipodes des préceptes rastas.Comme dirait
l'autre, le fait d'avoir des longs cheveux ne rend pas sage; chez ce
griot de la rébellion, les longs cheveux rendent plutôt criminel...Kephren Neruda
jeudi 12 avril 2012
La grande désillusion
Lorsque les militants lobotomisés du Rassemblement Des Républicains (RDR) psalmodiaient comme des mantras que Ouattara étaient un "môgô pissan" (un homme fort) avaient-ils un seul instant imaginé qu'ils tomberaient des nues, moins d'une année seulement, après l'installation artificielle de leur gourou au pouvoir? Assurément non. Car seuls les bienfaits de l'école , dont ils s'en sont volontairement privés , leur auraient permis , en toute lucidité , de démêler le faux du vrai. Après avoir assisté à la démolition , à brûle pourpoint , de leurs magasins et autres auberges espagnoles sur les trottoirs Abidjanais, ces derniers ont dû rapidement se rendre à l'évidence qu'ils ont été abusés .Trop tard.Comme on fait son lit on se couche dit l'adage.Le kilo de viande qui était de 1.700 F CFA est vendu aujourd'hui à 2.200 F CFA , le casier judiciaire qui était sous l'ère GBAGBO de 2.000 F CFA s'obtient maintenant à 3.500 F CFA.Et pourtant, "wari fâchê" ( le père de l'argent) avait promis des pluies de milliards. L'eldorADO tout simplement.Un an après les promesses mirobolantes et prudhommesques, le constat est amer: la Côte d'Ivoire est dans un état d'appauvrissement ahurissant .L'impéritie du plus grand chercher d'or de la planète inquiète et surprend plus d'un observateur avisé de la politique Ivoirienne. Mais que se passe t-il ? Qu'est-ce qui n'a pas marché? s'interrogera t-on trivialement à Abobo.A la vérité, il y a un abîme entre la gestion d'un État et celle d'une gare routière d'Adjamé. Aux yeux des Ivoiriens qui refusaient de voir, tout paraît limpide aujourd'hui.Non, Alassane Ouattara ne fera pas pleuvoir des pluies de milliards en Eburnie. Il ne le peut pas.Pour l'heure, la misère érode la société Ivoirienne ....en attendant le mirage PPTE.Kephren Neruda
lundi 9 avril 2012
La Côte d'Ivoire d'aujourd'hui et les droits des hommes
Il n’y a pas de droit sans société, il n’existe pas de société sans droit. En principe. Car malheureusement, il existe des sociétés sevrées des lumières de la science juridique et la Côte d’ivoire actuelle en est une illustration tristement parfaite. Depuis l’installation du consul honoraire d’Abidjan par la coalition franco-onusienne, la Côte d’ivoire va à vau-l’eau. La loi fondamentale est quotidiennement bafouée par celui qui fait office de président et par ceux qui se réclament de lui. Tous les instruments pertinents de protection des droits de l’homme ne servent que de paillasson au pouvoir d’Abidjan. Dresser la liste exhaustive des droits piétinés par le régime Ouattara est un défi colossal. Pour autant, par devoir moral et en mémoire des nombreuses victimes, il me paraît impérieux de détailler certaines violations du droit qui font aujourd'hui de notre pays une dictature dans son acception la plus abjecte. Le droit constitue la trame des rapports sociaux. Toutefois, force est de constater que jamais les libertés fondamentales n’ont été autant flagellées depuis l’avènement artificiel de Ouattara au sommet de l’exécutif ivoirien. Or, il ressort des dispositions de l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 que : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » En Eburnie, la liberté d’expression est assidûment comprimée. Et les exemples ne manquent pas en la matière. Ousmane Sy Savané, directeur de publication du groupe Olympe (société éditrice du quotidien Le Temps) est toujours détenu dans les locaux de la DST. Plus d’une fois, les journaux pro-Gbagbo ont été suspendus pour des raisons plus que fallacieuses, alors que les organes de presse favorables au pouvoir n'ont encore jamais été inquiétés. De plus, la liberté de réunion n’est désormais plus qu’une vue de l’esprit, surtout quand les personnes qui se rassemblent ne se cachent pas d'appartenir à l'opposition. Tous les meetings du Front Populaire Ivoirien ont ainsi systématiquement eu droit à la réponse naturelle du pouvoir, celle du sang. Passons sur les intimidations, menaces, enlèvements et exactions massives d’innocents. Et que dire du nouveau délit trouvé par le ministre de la justice, devenu Premier Ministre, qui a osé justifier l’arrestation et la détention de Michel GBAGBO par le seul fait de sa filiation avec Laurent GBAGBO ?
Comme nous venons de le voir, la liberté d'opinion et d'expression est sévèrement mise à mal en Côte d’ivoire, mais plus grave, la vie est considérée par le régime en place comme une chose dont l'importance est toute relative. Les tueries massives perpétrées quotidiennement, et exclusivement parmi les populations qui n'appartiennent pas à la même ethnie que lui par les milices de Ouattara ont fait l’objet d’une kyrielle de rapports d’organisation de défense des droits de l’homme. Celui dressé par Human Rights Watch sur les massacres des populations Wê de Duékoué est sans ambages. Suivant un extrait du rapport accablant de cette ONG « une femme de Bakouli près de Toulepleu a indiqué que les forces pro-Ouattara l’ont violée devant ses enfants, puis ont tiré sur son mari qui tentait de s’interposer ». C'est sans commentaire. Et pourtant, avec la bénédiction d'Abidjan, comme si cela ne suffisait pas, pas un seul jour ne passe sans que les forces rebelles, en toute impunité, ne transgressent les droits les plus élémentaires des citoyens ivoiriens. Cette accumulation d'exactions a poussé l’évêque de Yamoussoukro à dire qu’ «aujourd’hui, on tue dans notre pays comme on égorge son poulet». Le secrétaire général du RDR, Amadou Soumahoro lui a malheureusement donné raison en affirmant, le 18 Mars 2012 à Daloa, que «tous ceux qui s’opposeront à Ouattara iront au cimetière». Cet appel ouvert au meurtre a eu un écho favorable auprès de ses militants lobotomisés. Dans la foulée, à Yopougon, trois personnes ont été tuées. Sans la moindre réaction des autorités judiciaires ivoiriennes.
Sous peine de se rendre complice du génocide intellectuel en cours en Côte d’ivoire, on ne saurait ignorer, au rang des droits bafoués, celui fondamental du droit à l'éducation. En Côte d’Ivoire, c’est plutôt le devoir à l’ignorance qui a pignon sur rue. La fermeture de l'université de Cocody a littéralement clochardisé plus de soixante-dix mille jeunes ivoiriens déjà éprouvés par dix années d’errance pédagogique. La manoeuvre est pernicieuse. Le pouvoir en place sacrifie de cette manière une génération entière d'étudiants en muselant la stimulation intellectuelle nécessaire au développement économique, politique et social d'un pays. Cette fermeture de l'université de Cocody (le campus de Bouaké restant curieusement ouvert) répond également à un souci de vengeance du nouveau pouvoir dans la mesure où "Laurent Gbagbo a obtenu soixante-sept pour cent des suffrages des étudiants" comme l'a affirmé l'universitaire Michel Galy, au cours d'une conférence tenue le 15 mars dernier à Abidjan.
Comme nous venons de le voir, la liberté d'opinion et d'expression est sévèrement mise à mal en Côte d’ivoire, mais plus grave, la vie est considérée par le régime en place comme une chose dont l'importance est toute relative. Les tueries massives perpétrées quotidiennement, et exclusivement parmi les populations qui n'appartiennent pas à la même ethnie que lui par les milices de Ouattara ont fait l’objet d’une kyrielle de rapports d’organisation de défense des droits de l’homme. Celui dressé par Human Rights Watch sur les massacres des populations Wê de Duékoué est sans ambages. Suivant un extrait du rapport accablant de cette ONG « une femme de Bakouli près de Toulepleu a indiqué que les forces pro-Ouattara l’ont violée devant ses enfants, puis ont tiré sur son mari qui tentait de s’interposer ». C'est sans commentaire. Et pourtant, avec la bénédiction d'Abidjan, comme si cela ne suffisait pas, pas un seul jour ne passe sans que les forces rebelles, en toute impunité, ne transgressent les droits les plus élémentaires des citoyens ivoiriens. Cette accumulation d'exactions a poussé l’évêque de Yamoussoukro à dire qu’ «aujourd’hui, on tue dans notre pays comme on égorge son poulet». Le secrétaire général du RDR, Amadou Soumahoro lui a malheureusement donné raison en affirmant, le 18 Mars 2012 à Daloa, que «tous ceux qui s’opposeront à Ouattara iront au cimetière». Cet appel ouvert au meurtre a eu un écho favorable auprès de ses militants lobotomisés. Dans la foulée, à Yopougon, trois personnes ont été tuées. Sans la moindre réaction des autorités judiciaires ivoiriennes.
Sous peine de se rendre complice du génocide intellectuel en cours en Côte d’ivoire, on ne saurait ignorer, au rang des droits bafoués, celui fondamental du droit à l'éducation. En Côte d’Ivoire, c’est plutôt le devoir à l’ignorance qui a pignon sur rue. La fermeture de l'université de Cocody a littéralement clochardisé plus de soixante-dix mille jeunes ivoiriens déjà éprouvés par dix années d’errance pédagogique. La manoeuvre est pernicieuse. Le pouvoir en place sacrifie de cette manière une génération entière d'étudiants en muselant la stimulation intellectuelle nécessaire au développement économique, politique et social d'un pays. Cette fermeture de l'université de Cocody (le campus de Bouaké restant curieusement ouvert) répond également à un souci de vengeance du nouveau pouvoir dans la mesure où "Laurent Gbagbo a obtenu soixante-sept pour cent des suffrages des étudiants" comme l'a affirmé l'universitaire Michel Galy, au cours d'une conférence tenue le 15 mars dernier à Abidjan.
A la longue liste des droits enfreints viennent s’ajouter les licenciements abusifs sur fond de rattrapage ethnique. Qui n’a pas été meurtri de voir des femmes et des hommes de la Présidence, de la Sotra, de la RTI, des ports autonomes d’Abidjan et de San Pedro venir grossir le nombre des chômeurs ? Au mépris de leurs droits légitimes. Il ressort ostensiblement qu’en Côte d’ivoire, la Constitution, garante des libertés fondamentales a été foulée aux pieds par le pouvoir avec la complicité cynique des champions du monde de la démocratie que sont les pays occidentaux. Entre l’enclume de la haine et le marteau du rattrapage ethnique, la Côte d'ivoire d'après-11 Avril 2011 a tout, sauf les attributs d’un État de droit. Sous Ouattara, dont la férocité n'a pas d'égal, le droit qui devrait s’inscrire dans une logique de pacification des relations sociales se loge plutôt dans une dynamique de fracture sociale. Quel type de société devrions-nous espérer quand des rebelles sanguinaires venus du nord et de la sous-région sahélienne sont considérés comme des « sauveurs » par le procureur de la république, censé être le garant des intérêts de la société ? Absolument rien. Dans la Côte d’ivoire d’aujourd’hui, le droit de chacun est soumis au bon vouloir du pouvoir en place. Adieu démocratie, adieu libertés... Pour combien de temps ? Kephren Neruda
vendredi 30 mars 2012
Nos droits, nos devoirs face au diktatt de la françafrique (2)
L' éternel prolongement de l’exploitation par la France des pays d’Afrique, ceux qui sont situés au sud du Sahara, n’est qu’une des multiples facettes de l’impérialisme international qui a pour finalité de pendre au sens imagé et pluriel du terme notre continent puis avoir ainsi les coudées franches pour piller les richesses qui s'y trouvent. Sans modération, contre les principes de la moralité et les normes de la bienséance. Tous ces rodéos organisés sur l'orpheline Afrique qui n'a personne pour la défendre ont inspiré Jean Ziegler dans son œuvre Main basse sur l’Afrique, parue en 1980 aux éditions seuil . Le sociologue suisse y démontre, avec maestria, la tragédie que vivent les pays africains du fait du néocolonialisme. La lutte contre la françafrique ne peut donc se concevoir que dans le cadre holistique du combat général contre toutes les formes d’exploitations et de domination des puissances étrangères, avec les périls adjacents parce que les salauds, ils ne voudront pas de sitôt lâcher le miel qui nous appartient, et sur lequel ils prospèrent depuis que leurs ancêtres ont mis pied sur nos sols. Les principaux actes de résistance des différents mouvements contre la nébuleuse politico-criminelle se traduisent en des manifestations, des pétitions, du lobbying à petite dose car les africains sont aussi exclus du vrai lobbying, en vue d’éclairer les populations africaines sur les agissements et les conséquences de cette gangrène sur leur quotidien. Incontestablement, l’Union des Populations du Cameroun (l’UPC), malgré la répression des forces coloniales françaises et néocoloniales camerounaises, reste l’organisation politique à l’avant-garde de la lutte contre la françafrique et l’impérialisme occidental au Cameroun, voire en Afrique, d'autant plus que les patriotes ivoiriens sont devenus aphones depuis l'agression caractérisée contre notre bon pays de l'hospitalité par les forces coalisées franco-onusiennes. L’extraordinaire levée de boucliers des Camerounais de toutes les classes sociales dans la crise post-électorale en Côte d’Ivoire a montré que la conscience des citoyens camerounais concernant la problématique de l’impérialisme français en Afrique est très vivace. Hors d' Afrique, ce sont quelques organisations de la société civile qui portent et initient toutes les luttes contre les réseaux de pillages de l’Afrique par les gouvernements et les entreprises françaises. L’organisation Survie reste le porte-drapeau de l’anti-impérialisme sur le vieux continent. Cette organisation s’est spécialisée dans la dénonciation des réseaux mafieux de la françafrique, des biens mal acquis des dictateurs et dirigeants africains qui, de concert avec leurs maîtres, trouvent des coffres-forts bienveillants au pays qui se veut celui des droits de l'homme. Le livre culte de l’ancien Président de Survie, Francois-xavier Verschave intitulé La Françafrique, le plus long scandale de la République nous situe au cœur de ce dispositif de pillage des richesses de l’Afrique. Et, plus récemment, lorsque l'attaque des rebelles a tué notre Refondation, des ivoiriens de la diaspora ont montré que nous pouvons et devons compter sur eux. Tous les citer serait impossible ici. Par contre, les plus en vue sont Abel Naki, Toussaint Alain et d'anciens fescistes réfugiés en Europe tels que Appollos Dan Té, Jean-Marie Dekpai...Ceux-ci, ont démontré que la lutte ne doit pas se cantonner à des colères de salon mais, à des actes concrets initiés par nous-mêmes pour sortir de notre longue nuit. Ils le font bien, à nous tous de suivre leur exemple. Dire que la françafrique ronge les pays africains est un euphémisme godiche. La soi-disant politique misanthrope de la France, honteusement célébrée par leurs animateurs locaux à travers les sommets France-Afrique n'est que du mépris contre nous tous, leurs relais y compris. Parce que le salaud qui est assis tout là-haut, pour lui, le Noir est Noir. Donc, bon à exploiter. Qu'il s'appelle Moussa, l'anonyme vendeur ambulant de Dakar ou bien Ali Bongo, le dictateur du Gabon, il est un négro. Un point, un trait. Au mieux, le président-préfet africain se verra un simple nègre toléré dans un dîner organisé pour son accueil en France et, le pauvre, il s'en lèchera les babines de se voir assis à la table de son maître. Mais à la gauche de celui-ci seulement sera sa place. En plus du devoir qui est de nous défendre avec l'honnêteté nécessaire et juste, nous avons aussi des droits qu’il me semble impérieux de défendre. Avec une justesse permanente qui ne doit nuire aux droits des autres peuples. C'est cela le plus difficile actuellement. Menacer dans leurs fondements, les autres néocolons, la France et son hydre françafricaine à mille têtes ont intentionnellement créé la Cour pénale internationale (CPI) pour freiner nos ardeurs de liberté. Par une mobilisation des populations africaines, nous viendrons à bout de notre longue nuit qui a occasionné la confiscation de toutes nos libertés et la pendaison par les pieds de notre continent. Pour la libération définitive du berceau de l’humanité, nos frères au nord du Sahara ont dégagé leurs larbins. Dégage est un mot qui sonne bien pour faire partir tous les despotes, les nôtres y compris. "Dégage" sera le mot cauchemardesque de la CPI. Kephren Neruda
Le PDCI et l’archaïsme politique
Trop,
c’est trop. Vraiment. Parti politique, association ou mutuelle ? Bien
malin serait celui qui se hasarderait, aujourd’hui, à définir avec
exactitude, la nature réelle du Parti Démocratique (?) de Côte d’Ivoire
(PDCI) tant les actes politiques loufoques de ses dirigeants et
leurs suiveurs ont jalonné son existence depuis plus d’une décennie. A
partir du passage des hommes en kaki, le 24 décembre 1999, l'ancien
parti unique de Côte d’ivoire a littéralement perdu
le nord. Je me limiterai à seulement trois repères historiquement
proches de nous. Premièrement, le coup d’état manqué du 19 septembre
2002 qui s’est mué en rébellion armée puis a scindé le pays en deux, n’a
jamais reçu de condamnation véritable d'un parti se déclarant
démocratique. Deuxièmement, dans la foulée, le parti de Nzuéba, dans les
ténèbres, a apporté un soutien appuyé aux rebelles, matérialisant
cette union diabolique par de pseudo-accords dans le centre national de
rugby de Linas Marcoussis du 15 au 26 janvier 2003. Accords ayant scellé
le sort de notre pays, de son indépendance et confié notre destin dans
les mains du néo-colon français, le tout avec les applaudissements du
PDCI de Djédjé Mady, patrick Achi et leurs compagnons, devenus ministres
sur notre dos. A l’issue de cette conférence de Berlin ivoirienne, s’en
est suivie la création du RHDP où se sont côtoyés et se côtoient encore
aujourd'hui bandes armées, analphabètes et apprentis sorciers en tous
genres. Troisièmement, cette alliance contre nature, bizarre, mais
cohérente quand il s’agit du tout sauf GBAGBO, va atteindre son
paroxysme lors du second tour des élections présidentielles de 2010.
Allant à Canossa, et foulant ainsi aux pieds tous ses principes
démocratiques, le PDCI, contre toute attente, va appeler ses militants à
accorder leurs suffrages au candidat de la France et de la
déconstruction de la cohésion nationale, son pire ennemi d’hier. Par cet
acte hallucinant, le parti venait une fois de plus de prendre au
débotté les Ivoiriens, offrant en dot à la françafrique le développement
économique et social de la Côte d’Ivoire. La suite, nous la connaissons
tous. Tout esprit averti de la politique ivoirienne sait une chose, le
PDCI version Bédié est toujours resté fidèle à lui-même et à sa devise
qui est: "tant qu'on vole sur le dos du peuple, le reste ne compte pas".
Ainsi, au mépris des intérêts de la Côte d’Ivoire, cette organisation
se contente en ce moment de quelques miettes de pouvoir tombées de la
table d'un nègre mal dans sa peau, qui se rêvait roi en dormant. Pourvu
que la coupe de vin du poussah de Daoukro ne désemplisse jamais. A
Adjamé, on parlera trivialement de «mangercratie». Tout parti politique
suppose une idéologie, un projet de société et un programme de
gouvernement. Ne jamais s’éloigner du pouvoir, être toujours proche de
celui-ci est devenu le projet de société endémique de la maison verte.
Pusillanimes invétérés, le sphinx de Daoukro et ses camarades n’ont
jamais osé expérimenter l’opposition. Pareils aux mendiants, ils se sont
contentés de tenir leur bol pour des strapontins. Œuvrer pour le
bien-être économique et social des Ivoiriens, aider à la création d’un
environnement politique sain où pourront s’exprimer toutes les
intelligences de notre pays n’a jamais été une priorité pour le parti du
vieux. A l’évidence, le PDCI a fui le vrai combat et s’est résolu à ne
plus peser sur le destin de la Côte d’Ivoire, car, ce parti disparaitra
lorsque les yeux des ivoiriens s'ouvriront de manière éternelle.
Aujourd’hui, la Côte d’ivoire est malade parce que le PDCI est sur son
territoire. Fondamentalement, le salut ne viendra pas du parti
sexagénaire, il y a vol sur la marchandise. D’après l'opinion dominante,
les Ivoiriens qui sont restés lucides n’attendent plus rien du
PDCI. Sauf les pitreries quotidiennes de ses dirigeants, ce qui permet
de se décrisper dans une république où tous ceux qui s’attaquent au
gourou vont au cimetière. Alors qu’il est en déphasage avec la réalité
et les aspirations du peuple, le PDCI a besoin, avant sa disparition,
d’une cure de jouvence morale, intellectuelle, puis d’une profonde
refonte. Pourvu que les réformateurs qui le réclament à l’intérieur du
parti, ne fassent plus l’objet de bastonnades abjectes. Kephren Neruda
vendredi 9 mars 2012
Nos droits, nos devoirs face au diktat de la françafrique (1)
1960, la quasi-totalité des colonies françaises d'Afrique accèdent à la souveraineté. Six décennies ont passé. Nonobstant d’incalculables ressources humaines et naturelles (agricoles, énergétiques, minières), les indicateurs socio-économiques du continent africain n’ont pas évolué positivement. Les vingt derniers rangs (sur 177 pays) dans le classement de l’indice de développement humain établi par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) sont occupés par des pays d’Afrique subsaharienne. Quelle incongruité ! Incontestablement, la principale cause de ce tableau anxiogène réside dans la mise en pratique, par les valets françafricains locaux, d’une politique d’asservissement et d’exploitation de leurs propres populations. Cette nébuleuse mafieuse regroupant la France et ses anciennes colonies africaines est une boîte de pandore. Ses méthodes éprouvées et crapuleuses d'auto-protection, puis de soutien tout azimuts à ses membres me font penser à celles de la Camorra italienne durant son apogée, c'est ce qui, exactement, condamne les populations du continent noir à la mendicité. Et , fort malheureusement, bafoue leurs droits fondamentaux. Tout pays africain représente un navire à la dérive, pourvu que ses dirigeants aient fait allégeance au clan de cette mascarade. Raphaël Granvaud, auteur du dossier « Areva en Afrique, Une face cachée du nucléaire français » paru le 16 février 2012 et publié par l’association Survie et les Editions Agone a démontré comment et par qui ce fleuron-pilleur de l’industrie française a broyé les droits les plus élémentaires des populations du Niger. Si la France a très largement profité de l’uranium, en cooptant des régimes autoritaires qui le lui fournissaient au meilleur prix, pour l’auteur, « le Niger n'a hérité que d'une triple catastrophe : une catastrophe environnementale, une catastrophe sanitaire et une catastrophe sociale. » Selon diverses ONG, seulement 12 % de la valeur de l'uranium produit sur son sol est revenu au Niger. Alors que ce pays du Sahel considéré comme très pauvre par la population française éclaire une ampoule sur trois dans les rues de la Gaule, le Niger importe son électricité du Nigeria, et la majorité des Nigériens n’y ont même pas accès. Le constat ne peut forcer le respect ni des politiques français ni de leurs laudateurs locaux. Il est consternant. Ces violations massives des droits économiques et sociaux des populations africaines sont d’autant plus inhumaines que l’escroc mondial de l’uranium que Machiavel n'aurait pas renié, obtient un tiers de son uranium au Niger. Pour autant, les Haoussas et les Touaregs du Ténéré n'ont que la poussière comme compagne d'infortune. Dans ce contexte de drames, la quête de la nourriture est une aventure, l’accès aux soins de santé primaire est une chimère, et l’éducation relève de la gageure. Cependant, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones dit clairement que les hommes ont le droit de rechercher librement leur développement économique, social et culturel.N’ont-ils pas droit aussi aux ressources naturelles situées sur leur terre ? Kephren Neruda
jeudi 1 mars 2012
Les médias africains sont-ils complices de nos dictateurs?
S’il est un exercice dans lequel les démagogues africains excellent, c’est bien celui de la manipulation des médias locaux. Ayant compris mais, dans le mauvais sens, le rôle cardinal et parfois cynique des médias dans le conditionnement de l’opinion public. Nos joyeux politicards ont mis dès lors dans leur poche, à coups de billets de banque puisés dans le panier national, la plupart des supports significatifs du continent. Et dans ce jeu impudent du "donne-moi à manger puis je ferai ton éloge", la déontologie journalistique a pris la jambe à son coup. Ken Saro-Wiwa, prolifique essayiste et homme de lettres nigérian a payé de sa vie le fait de dénoncer cette collusion de tous les instants. Les dirigeants de l'époque le pendront dans son pays. Bien bien tard, François-Xavier Verschave, auteur du livre La Françafrique dira ceci : "il suffit pour des dictateurs de faire «ami-ami» avec des journalistes insouciants pour que ces derniers tombent dans l’apostasie. Au moyen d’espèces sonnantes et trébuchantes offertes, nos collègues sabotent un si noble métier". Le mammouth de cette collusion nauséabonde avec les dictatures, c'est incontestablement le journal Jeune Afrique. Pour preuves, Mohamed VI après Hassan II, son dictateur sanguinaire de père, a régulièrement eu droit aux caresses de J.A et à un soutien indéfectible sur le conflit de décolonisation du Sahara Occidental. Il y a de quoi sourire en lisant les articles de l’hebdomadaire indépendant (?) sur des dictateurs africains. L’exemple de l’article intitulé Côte d'Ivoire : le système Ouattara et paru dans le J.A du 18 janvier 2012 nous laisse pantois. Le journal, volontiers amnésique, provocateur à souhait contre le peuple libre de Côte d'ivoire affirme que « désormais, on n'y croise (à la présidence) que le personnel strictement habilité, et la salle d'attente n'est autorisée qu'à ceux qui ont un rendez-vous dûment consigné dans les registres des huissiers.» Quel panégyrique ! Les griots du mandingue n'ont jamais mieux fait. La chaîne de télévision Africa 24, n’est-elle pas le pendant africain de la chaîne France (africaine) 24 ? Jamais les journalistes de cette chaîne ne se sont risqués à faire des reportages sur les dérives tribales, les tueries atroces d'avant (période de la rébellion), connues de tous et dont l'auteur est au pouvoir à Abidjan. Etant donné qu'ils sont aux ordres des monstres néocolonialistes et de leur égrégore de Ouattara. Aujourd’hui, et c’est une vérité aussi nette qu’un cafard sur un carrelage blanc, la quasi-totalité des médias africains, à la solde des oppresseurs sont naturellement devenus les hagiographes de nos "amis" les dictateurs. Que devons-nous espérer de ces médias transgéniques qui n’ont pour fond de commerce que le dithyrambe des monarques africains ? Assurément rien. L’entente entre le fameux Béchir Ben Yahmed et Foccart s’est tellement bien passée que ce dernier a fait de Jeune Afrique le légataire universel de ses œuvres. Pour services rendus.Kephren Neruda
Inscription à :
Articles (Atom)


