dimanche 30 décembre 2012

Côte d'Ivoire: marche à reculons et attitudes suicidaires des FRCI



Sur la scène économique, intellectuelle, culturelle puis sur le terrain socio-politique, la Côte d'ivoire est devenue une vierge effarouchée qui tremble, qui a peur de son présent et qui s'interroge sur son sort à court et à moyen terme. Les diables et les diablotins qui ont été cooptés et parachutés par la congrégation des négrophobes au coeur du dispositif politique et administratif  de notre pays ont dévasté en un temps record tous nos acquis. De la charte du Nord, voyage initiatique au coeur de l'ethnicisme "ouattarien" à la politique de rattrapage ethnique initiée par le mythomane Alassane Dramane Ouattara, la Côte d'ivoire est en train d'être ouvertement ensevelie avec du linceul floqué FRCI. Aux âmes mal nées des descendants de Jacques Foccart et de Jacques Chirac, sont venues s'ajouter celles plus bêtes de leurs hommes liges dont les actes font frémir la neige éternelle du Kilimandjaro. Les agissements de tout ce monde qui en veut terriblement à notre bonheur et à notre liberté sont résumés dans ces trois paragraphes que voici: 

1- La Charte du Nord, acte fondateur de la déstructuration programmée de la Côte d'Ivoire. C'est une Charte dite anonyme, bien qu'elle soit sortie des officines du Rdr. Initialement appelée "Le Grand Nord en marche", elle fut diffusée à grande échelle, sous forme de tract, puis relayée dans différents journaux dès 1991 (version 1) puis en 2002 (version 2). La charte du Nord dont l'objectif était de battre le rappel de tous les fils du Nord en vue de la prise du pouvoir politique par les armes a été inspirée par Alassane Dramane Ouattara et fabriqué en partie au Burkina Faso. Cette Charte en deux versions a milité intensément en faveur d'une société basée sur l'appartenance ethnique, et non sur la construction d'une nation dans laquelle les uns et les autres ont l'impératif devoir de vivre ensemble. Elle a fait voler en éclats la cohésion nationale et divisé la population Ivoirienne en "nordistes" et "sudistes" sous les applaudissements des colonnes de Jacques Foccart dont la plus célèbre sur le sol ivoirien est le 43ème BIMA.
2- Le Coup d’État de 1999, l'accaparement éphémère et indirect du pouvoir. Le 24 décembre 1999, Aimé Henri Konan Bédié est déposé par des jeunes mutins proches du RDR. Ce coup d'état dont les auteurs véritables se cachaient, on le saura plus tard, verra le Général Robert Guéi sortir de sa retraite pour en revendiquer la paternité. Toutefois, pour apaiser le climat social en ébullition, le général putschiste que les ivoiriens n'hésiteront pas honorer du sobriquet de Père Noël en treillis mettra en place un gouvernement composé pour l’essentiel de membres de l’opposition significative (FPI et RDR) tout en réservant une part importante des ministères régaliens à des militaires de ses amis. Il a fallu que Koudou Laurent Gbagbo, alors patron du front populaire ivoirien et revenu promptement du Gabon hausse le ton en disant « ...si c’est un coup d’Etat du Rdr, qu’on nous le dise...» pour que le général consente à une nouvelle distribution des postes ministériel puis préserve ainsi la paix sociale. Plus tard et après avoir essuyé deux tentatives de renversement des milices en herbe proches de Alassane Dramane Ouattara en un laps de temps très court, le général va entrer en conflit direct avec les auteurs du putsch. Nonobstant les articles de lois qui le lui interdisaient, Robert Guéi se déclare candidat à la présidentielle d'octobre 2.000. Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara vont être disqualifiés. Contrairement à toutes les prophéties des officines françaises, Laurent Gbagbo, l'enfant du peuple ivoirien, le seul  pour lequel les Ivoiriens ont des yeux de Chimène remporte les élections présidentielles. Malheureusement, son pouvoir sera désormais dans la ligne de mire des puissances occidentales. Après seulement deux années d’exercice du pouvoir, ce dernier va s'attirer les foudres des Houphouëtistes rongés par la haine de voir un « tocard » accéder à la magistrature suprême. Avec la bénédiction et les moyens matériels offerts par la France et Dramane Ouattara, une rébellion pro Ouattara va s'organiser au Burkina Faso dans le but d’écarter Laurent Gbagbo du pouvoir.
3- La rébellion du 19 septembre 2002, l'obtention partielle du pouvoir. Le 19 septembre 2002, un coup d'état est déjoué par l’armée Ivoirienne. Le général Robert Guéi , le Ministre Emile Boga Doudou et plusieurs autres dignitaires civils et militaires du régime frontiste sont exécutés. Les insurgés, en application de la charte du Nord, se replient dans toute la partie Nord du pays pour y former une tumeur.Le pays est alors divisé en deux parties.La France dans sa stratégie de consolider la position des mouvements rebelles imagine l'alibi d'évacuer ses ressortissants et va s'interposer entre les parties belligérantes.Lrébellion dirigée par le sanguinaire Guillaume Soro, qui a troqué ses livres d'Anglais contre les kalachnikov, va contrôler avec des centaines de criminels de la sous- région ouest Africaine, toute la moitié Nord du pays.Avec un territoire et une économie de guerre, les rebelles de Ouattara vont asseoir une assise confortable avec en ligne de mire le partage du pouvoir d'Abidjan.De bonne foi, Laurent Gbagbo dans le souci de conquérir l'intégrité du territoire Ivoirien négocie, en contrepartie du désarmement,  le partage du pouvoir avec la rébellion à Marcoussis. Les accords vont se succéder dans les capitales Africaines, sans toutefois parvenir à obtenir le désarmement de la rébellion.C'est dans ce contexte d'insécurité généralisée et sur la pression des pays occidentaux, la France et les Etats-Unis (ayant à l'esprit leur projet machiavélique de braquer le processus électoral en vue d'installer leur sous-préfet Dramane Ouattara) en pointe, que Laurent Gbagbo, naïf sur ce coup,  organise les élections du 28 Novembre 2010. Ce canular  occidental combinée à la gravissime erreur politique du Président Gbagbo entraineront la liquidation de la Côte d'Ivoire. Kephren Neruda

vendredi 28 décembre 2012

Quelques guirlandes comme solutions




Une vue du Plateau, quartier d'affaires d'Abidjan avec ses  étoiles lumineuses

















Tous les dictateurs se ressemblent dans leur fonctionnement. Quand bien même notre éventreur de Kong ne ressemble pas physiquement à Franco (dictateur espagnol du début du siècle dernier) et à François Bozizé, ils ont en commun tous les trois des mimiques de couards; ils sont bonimenteurs; leurs CV ont des trous à n'en plus finir; ils sont prêts à s'enfuir ou bien à appeler à l'aide dès que leurs bourreaux leur font face, à l'instar de tous leurs camarades dictateurs. Sans exception. Pis, pour Dramane et ses copains du banditisme dictatorial, les principes universels à copier sont l'acte démesuré et l' inclination aux projets pharaoniques sans queue ni tête. François Bozizé, le pitre de Bangui n'est-il pas en train de pleurer dans les bras de l'ambassadeur de France dans son pays en ce moment? Oubliant qu'il est un Noir, il appelle à l'aide ses "cousins" français, les mêmes qui sont en train de le pousser dehors, après l'avoir fait sous-préfet de leur enclave centrafricaine. A "cousin ou ami" des français, esclave qui s'ignore, Dramane Ouattara vante  sa très petite-solution appelée "Abidjan, perle des lumières" dont le lancement a eu lieu le week-end dernier sur le boulevard Valéry Giscard d'Estaing d'Abidjan (à quand le boulevard Félix Houphouët-Boigny en plein Paris). En présence de Dominique Nouvian Folloroux Ouattara, rebelle et criminelle de la première heure, puis d'une kyrielle de griots de leur républiquette du Golf, ils ont fait la fête, drapés dans leurs tenues d'illégaux. C'est vrai que passé les moments de colère légitime, alors que des millions d'ivoiriens sont dans le désespoir, j'ai reconnu en Dramane le mégalomane et adepte de la moutonnerie ambiante qu'était Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga. Le Zaïrois, pour se donner l'illusion d'être important, racontait à ses compatriotes qu'il fera mettre sur orbite le premier satellite zaïrois. Les pauvres, ils y ont longtemps cru. Sur ce plan, les Zaïrois de l'époque, redevenus Congolais depuis, ressemblent à ceux des ivoiriens qui croient aux fadaises de Ouattara Dramane. Le führer de Kong, installé par la France à Abidjan et qui se dit indéboulonnable (qu'il demande conseils à Bozizé) affirme qu'il peut transformer la ville d'Abidjan et la faire ressembler à la cité-état de Singapour. Ah, j'ai oublié de vous dire aussi que tous les dictateurs sont atteints de folie, tantôt douce, tantôt très prononcée. A chacun de se faire une idée sur la pathologie dont souffre Dora l'Impératrice Ouattara. A quoi servent des jeux de lumière alors que la lagune Ebrié qui n'a toujours pas fait sa toilette empeste tout le quartier du Plateau? quoi servent ces quelques guirlandes du Plateau alors que les étudiants sont confrontés au manque de salles, de micros, d'outils didactiques, à l'absence de toilettes, d'eau courante? A quoi cela sert-il de claironner des faits imaginaires appelés solutions lorsque le seul restaurant universitaire, propriété de la nièce du ministre Cissé Bacongo, membre du gouvernement de l'Hôtel du Golf, est hors de prix pour nos étudiants qui ne sont pas dans les petits papiers du rattrapage ethnique? Dramane et ses  Dramaniens avaient annoncé en fanfare qu'ils  savent tout faire. Oui, nous le voyons, ils ne savent faire que des rébellions en étant aidés de l'extérieur. Ouattara Dramane, l'homme dramatique est passé Maître dans l'art du vernissage de quelques guirlandes. Pour amuser la galerie et masquer sa peur, l'ami intime de Bozizé qui se disait aussi ami intime de Dominique Strauss Kahn avant l'affaire du Sofitel de New-York  tente de distraire puis de traire une petite partie du peuple ivoirien. Après les  solutions enguirlandées, viendra le temps des factures astronomiques d'électricité. Les populations ivoiriennes, déjà lourdement appauvries par dix années de rébellion, devront obligatoirement s'en acquitter, au plaisir des comptes bancaires du spéculateur Bouygues. Et la ville de Kong dans tout cela? Ma foi, le village du Führer est dans le noir complet. Même à Noël, le miracle des guirlandes n'est pas arrivé à Kong. Le père Noël est resté sur les quais du quartier du Plateau à Abidjan. Cependant que les militants du RDR et quelques égarés du PDCI qui n'ont certainement jamais vu des lucioles dans leurs villages vont au Plateau, contemplent les guirlandes et sont contents, puis affirment en choeur que cela n'existe pas à Bamako ou à Ouagadougou. Encore Heureux que ces deux capitales existent. Sinon, je ne sais pas à quelle autre ville ils auraient pu comparer Abidjan, ville détruite par les rebelles, ville qu'ils ne peuvent reconstruire car, ils n'en ont pas les compétences et l'intelligence. Kephren Neruda

jeudi 27 décembre 2012

11 Avril 2002: prise forcée du pouvoir suivie de la mort de la démocratie ivoirienne



Après plusieurs reports dus au fait que les rebelles de Dramane Ouattara et de Jacques Chirac en terre ivoirienne refusaient de déposer les armes, les élections présidentielles sont organisées. En dépit des résultats définitifs prononcés par le Conseil constitutionnel qui déclarent président-candidat Koudou Laurent Gbagbo, Alassane Dramane Ouattara, enfermé dans son quartier général de l’hôtel du Golf et sous la protection de l'armée française puis des maquisards de l'ONU qui l'ont fait chef rebelle, va refuser de reconnaître sa défaite. Il crée son gouvernement après s’être auto-investi président et ce, par un courrier illégal adressé au Conseil constitutionnel. La communauté internationale (ici la France esclavagiste dirigée alors par Nicolas Sarkozy) va acter, en bombant le torse plein de missiles, les résultats frauduleux prononcés par la commission nationale électorale composée de toutes les mouvances de la rébellion dont nous connaissions tous, hélas, les ressorts et les véritables tuteurs. Cette commission qui rendait compte quotidiennement de ses travaux à l'ambassadeur de France à Abidjan va fouler aux pieds la loi ivoirienne (sur ordre sarkozien), écartant les résultats entérinés auparavant par le conseil constitutionnel ivoirien. Plusieurs mois de combats intenses opposent alors les rebelles et miliciens de Alassane Dramane Ouattara à l'armée ivoirienne. Vaincus et incapables de gagner un centimètre de terrain sur le sol ivoirien malgré les soutiens de militaires burkinabés, nigériens, nigerians, sénégalais et sierra-léonais, les miliciens de Dramane ouattara vont perdre la face (lire le livre très documenté de Leslie Varenne intitulé Abobo-la guerre). Au terme de cette lutte durant laquelle nos militaires vont mater les rebelles à la régulière, malgré les fanfaronnades d'avant les combats, les vaincus auront des renforts venus de leur tutelle française. A partir du mois de février 2011, l'aviation militaire française, au mépris de nos lois et de notre dignité, va bombarder hommes, femmes et enfants sur injonction de Nicolas Sarkozy, homme qui sera plus tard inquiété à plusieurs reprises pour des malversations financières dans son pays. Le 11 avril 2011, après des mois de résistance et d'intenses combats contre l'armée française, le Général Dogbo Blé Bruno et ses hommes ( des vrais ceux-là)vont déposer les armes sur ordre du Président Laurent Koudou Gbagbola qui craignait une escalade sans fin. Ce moment sera profitable aux français colonialistes dans l'âme qui vont envoyer leur GIGN (groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) pour kidnapper notre Président Laurent Gbagbo et tous ses collaborateurs encore à ses côtés. Ce même jour, un des chefs rebelles surnommé Wattao, illettré de son état mais ayant le grade de commandant dans la rébellion, va assassiner de ses mains le secrétaire général de la Présidence, en l'occurrence Monsieur Désiré Tagro. Enlevé, le Président Laurent Gbagbo sera molesté, humilié et déporté  dans le Nord ivoirien, le fief que la France a donné en dot à la rébellion qu'elle a fabriquée en Côte d'ivoire. Il va s'en suivre une répression massive puis des tueries incroyables de tous ceux qui dans notre pays, ne se réclament pas et qui ne font pas allégeance à Dramane Ouattara le rebelle. La Côte d'Ivoire découvre ahurie le visage du néocolonialisme et la face sordide de Nicolas Sarkozy qui a prétendu que les Noirs ne sont pas entrés dans l'histoire alors que, sans les Noirs et leur détermination, Adolf Hitler, le sosie Blanc de Alassane Dramane Ouattara aurait eu la peau des parents de ce Nicolas, du fait de leur obédience juive. Quant à la nature criminelle de Alassane Dramane Ouattara, elle ne faisait plus de doute pour le peu de personnes qui en doutaient encore. L'épuration ethnique  qui n’est en réalité que le prolongement de la charte du Nord, constitue le fondement de toutes les actions de Ouattara et de son clan. En consacrant et en faisant du rattrapage ethnique son credo puis sa raison de vivre, Dramane Ouattara a créé la cassure en ditsant implicitement que dans notre patrie, certains citoyens doivent diriger les autres. Puis, sur sa lancée de laquais des laquais de blancs en Afrique, il a fait de la colonisation des terres arables de l'ouest montagneux et  les expropriations des autochtones Wê sa ligne de fabrique, pour le bonheur des chocolatiers du monde, au détriment des ivoiriens. Le boucher de Kong, un des multiples surnoms de Dramane ouattara, va aller plus loin en s'attaquant à ce peuple  Wê de l'ouest, réputé depuis la nuit des temps pour son pacifisme et son indéfectible soutien au Président élu de Côte d'ivoire qu'est Laurent koudou Gbagbo. Effectivement, le mot génocide sera même employé pour la première fois  en Côte d’ivoire par l'ONG Human Right Watch, pour autant soutien de ce Dramane Ouattara. La négation des droits civiques et politiques, les arrestations et les détentions arbitraires vont contraindre les organisations internationales de droits de l’homme, toutes complices du drame ivoirien à tirer la sonnette d’alarme et dénoncer le caractère toxique des Frci, la milice ethno-tribale de Dramane Ouattara, transformée en armée nationale ivoirienne par ses soins. Aujourd’hui, l'endettement abyssal de la Côte d’ivoire fait peur. Alors que les poches de Ouattara, celle de son clan et probablement celle de Nicolas Sarkozy (pour services rendus) gonfle à vue d'oeil, notre pays et ses citoyens sont aux abois. Le slogan "le gouvernement travaille pour vous" trahi l'incapacité et le manque de sérénité du clan de Kong. Alassane Dramane Ouattara sombre dans le délire et voit des mains déstabilisatrices jusque dans son propre caleçon.  L'avenir de ce pays, parti avec le Président Laurent Gbagbo sur de très bons rails de son indépendance est, brumeux, inquiétant. La Côte d'ivoire est cassée en deux. Le Sud et le Nord ne se parlent plus, malgré les mensonges véhiculés par les médias français, Dramamne Ouattara est minoritaire. Il est une ombre ambulante qui chante ses propres louanges. Pour encore combien de temps ? Kephren Neruda.


jeudi 13 décembre 2012

Des héros Africains face à la logique criminelle occidentale

Sans relâche, envers et contre toutes les formes de domination impérialiste, des femmes et des hommes Africains ont, de par leur conviction inébranlable, marqué l'histoire politique du continent noir. De par leur opiniâtreté puis leur abnégation dans le combat, ils ont démontré, au prix de leur vie, qu’une lutte menée avec foi et courage, peut  faire bouger les lignes et casser le cou à la plaie de l'injustice. A aucun moment, ces résistants ne se sont reniés. Quand bien même le couteau criminel de l’impérialisme les épiait en continu tout en attendant le moment criminel et colonial de les trucider.




L'Almamy Samory TOURE
Qui n'a pas été séduit par la grandeur et le courage de Samory Touré, l'un des plus grands stratèges militaires de tous les temps et surtout, grand homme politique africain? Intrépide guerrier Africain, symbole de la résistance contre l'injustice coloniale, Samory Touré a, par sa lucidité politique et son génie militaire, contribué à démystifier le colon blanc à tous égards. Liberté d’action, indépendance, refus de se soumettre ont été les leitmotivs de ce grand combattant. Sa fameuse technique militaire de la terre brûlée fait partie des tactiques militaires les plus redoutables et redoutées en période de guerre. Il fut déporté au Gabon, dans un milieu totalement différent du sien, où officiellement une pneumonie l'emporta le 2 Juin 1900. Samory Touré reste l'un des fils les plus dignes du continent noir, pour avoir incarné le refus de la domination étrangère.


Ruben Um NYOBE

En Afrique centrale, précisément au Cameroun, un autre homme a incarné la lutte contre l'envahisseur blanc. Né en 1913, Ruben Um Nyobé est l'une des figures emblématiques de la lutte pour l'unité et l'indépendance totale du Cameroun. Par ses idées révolutionnaires, il gênait considérablement les intérêts des colonisateurs. Um Nyobé fut tué de plusieurs balles par l'armée française le 13 septembre 1958 dans la forêt où il se cachait, grâce à la complicité de camarades traîtres. Après l'avoir tué, les militaires traînèrent son cadavre dans la boue. Cela le défigura ; sa peau, sa tête et son visage ont été profondément déchirés. En travestissant à ce point sa dépouille, la force coloniale voulut « détruire l'individualité de son corps et le ramener à la masse informe et méconnaissable», affirme l’historien J.-A. Mbembe. Aujourd'hui, sa grandeur et son ombre hantent toujours la vie politique camerounaise.                      


Patrice Emery LUMUMBA

Patrice Émery Lumumba est considéré au Congo comme le premier «héros national». Sa vision politique, sa dénonciation de l'exploitation des ressources minières de son pays par les multinationales feront de lui l'ennemi public  numéro un, la personne à abattre. Le premier ministre du Congo «indépendant» a consacré toute sa vie à dénoncer l'infantilisation de l'Afrique par les puissances occidentales. Patrice Lumumba, selon le schéma classique occidental de l'élimination physique, a été assassiné le 17 Janvier 1961 par des responsables de l'Etat du Katanga avec la complicité de la sûreté de l'Etat belge, puissance coloniale du Congo, et des services secrets (CIA) des Etats-Unis.


Stephen Bantu Biko

Figure emblématique de la lutte anti-apartheid et leader  de l'émancipation des Noirs, Stephen Bantu Biko dit Steve Biko est né le 18 décembre 1946. Selon sa conception,  les Noirs ne peuvent se libérer politiquement de l’apartheid que s’ils cessent de se sentir inférieurs aux blancs. Car "l'arme la plus puissante entre les mains de l'oppresseur est l'esprit de l'opprimé." C'est pourquoi ils ne doivent ni ne peuvent compter sur l’aide ou l’assistance des blancs et doivent cesser de participer à tout mouvement incluant des blancs. L'idée que les Noirs puissent ainsi décider de leur propre destinée puis le principe de la fierté de la conscience Noire eurent un grand retentissement, alors que les lois d'apartheid étaient à l'apogée de leur mise en œuvre. Le 12 septembre 1977, Steve Biko, à 31 ans,  est mort seul, dans une cellule de la prison centrale de Pretoria (Afrique du Sud), d’une lésion cérébrale. La photo de son cadavre gisant à même le sol, nu, couvert de plaies et d’ecchymoses fit le tour du monde.



Thomas SANKARA

S'il y a un chef d'Etat ouest-africain qui aura séduit, par ses prises de position tranchées, les jeunesses Africaines dans les années 1980, c'est bien Thomas Sankara. Homme politique anti-impérialiste, panafricaniste et tiers-mondiste burkinabé, Sankara, par ses idées novatrices a très tôt compris qu'il ne fallait pas subordonner le développement des pays pauvres à l’aide des puissances occidentales, d’autant plus que la main impérialiste ne sert qu’à exploiter et avilir les pays faibles. Thomas Sankara était en premier lieu l’un des chefs du Mouvement des non-alignées, un groupe de pays qui durant la Guerre froide ont refusé de prendre parti pour l'un ou l'autre des deux blocs. Dignité, honneur et autodétermination ont meublé le parcours de ce panafricaniste acharné. Sankara est mort assassiné le 15 octobre 1987 par son ami intime, un certain Blaise Compaoré.                                                                                        


Nelson MANDELA


Laurent GBAGBO

Nelson Mandela reste la figure emblématique de la lutte anti apartheid. Son combat hors du commun lui a coûté 27 années de sa vie en prison. Humiliation, atrocités et violations massives des droits élémentaires ont jalonné le parcours de combattant du "Madiba". A force d'abnégation et d’opiniâtreté, Mandela a brisé les chaines de l’apartheid et libéré tout un peuple. Le combat de Mandela  a été reconnu par la planète entière. Il fait partie des plus grandes personnalités politiques au monde pour avoir  conduit l'Afrique du Sud à devenir une nation multiraciale. L’histoire du Président légal et légitime de la Côte d'Ivoire Laurent Gbagbo est à l'image de tous ces hommes. Pour avoir refusé de se courber devant l'impérialisme français, il est arrêté le 11 Avril 2011 par les militaires français puis déporté dans les geôles de la Cour Pénale Internationale, après le bombardement de sa résidence et une séquestration injustifiée à Korhogo. Laurent Koudou Gbagbo est un condensé de Lumumba et de Sankara, un révolutionnaire redoutable qui a toujours prôné l'émancipation des peuples africains par la rupture pacifique du cordon ombilical avec les puissances colonisatrices. Cette politique qui a été perçue d'un mauvais œil par la France s'est soldée par une odyssée sanglante, à visage découvert,  menée par la France et ses relais endogènes en vue de le mettre à l'écart de la vie politique ivoirienne. D'où son transfèrement à la Cpi. S’en sortira-t-il ? Nul ne peut le prédire.

Vouloir s'affranchir de l’ogre colonial, vouloir assumer son statut d'être libre et indépendant à valu à tous ces hommes africains une fin tragique. A l'aune de l'histoire de ces héros africains, un triple constat s'impose. Primo, ils étaient tous des souverainistes,  des hommes fondamentalement attachés au développement de leur pays. Deuxio,  leur idéologie révolutionnaire constituait une entrave considérable aux intérêts des puissances colonisatrices. Tertio, pour avoir refusé de se soumettre, ils ont tous été assassinés, toujours avec l'appui de la main traître  endogène. Au total, la logique impérialiste peut se résumer comme cela : «donne-moi ton économie pour que je t'installe ou te maintienne au pouvoir, à défaut je t’élimine». Par devoir moral, nous ne devons reléguer les actions et le combat héroïque de ces leaders au banc de l'histoire de l'Afrique. Ils ont osé dire NON. Tous ont combattu pour leurs convictions. Comme eux, comme les résistants Zokou Gbeuli, Kotobo Esse et bien d'autres, sachons nous aussi dire non à toutes les formes de dominations abjectes, à toutes les formes de vassalité. Sachons défendre notre statut d'êtres humains libres. Kephren Neruda


vendredi 30 novembre 2012

On recompte les voix ou on bombarde?






A quoi bon se triturer les méninges pour départager deux candidats
 alors que la voie démocratique est le largage des bombes?





















Qui vivra verra, dit la sentence ! Et, nous sommes en vie, donc nous voyons l'UMP de Sarkozy la brute qui est le parti-allié des dictatures africaines . Le dimanche 19 novembre 2012, celui du vaudeville, restera à jamais gravé dans nos mémoires d'Africains en général et d'Ivoiriens en particulier, tant on croit assister au remake de l'élection présidentielle du 28 Novembre 2010 en Côte d'Ivoire. A la différence, cette fois -ci,  que cela se passe chez nos "amis" les Gaulois, bons diseurs mais, hélas, mauvais faiseurs de l'éthique politique. Alors que la commission électorale de l'Ump n'avait pas encore déclaré le vainqueur de ses élections internes, Jean Francois Copelovisci connu sous le nom de Jean-François Copé a déclaré qu'il venait de battre son adversaire Francois Fillon et, qu'il était le  nouveau président de ce parti. L'ancien premier Ministre de Nicolas Sarkozy, François Fillon a, lui aussi revendiqué de son côté la victoire. Les deux donneurs de leçon démocratique aux patriotes ivoiriens que nous sommes, s'accusent mutuellement de tous les maux. Le terme de mafieux a même été employé par un des deux protagonistes envers son adversaire. En Côte d'Ivoire,  pour un simple contentieux électoral, le bombardement de la résidence du chef de l'Etat Laurent Gbagbo, la destruction de toutes les Institutions démocratiques, le massacre des milliers d'Ivoiriens ont été ordonnées par le fasciste Nicolas Sarkozy, entérinant son inculture signalée auparavant par lui-même dans la ville de Dakar où, il avait nié notre légalité historique.  Patatras! Au pays des néocolons, la voyoucratie des urnes qu'ils ont initiée en venant au secours de Dramane Dora Ouattara l'impératrice a fait son effet boomerang. En gros, ce qu'ils font chez nous les a rattrappés chez eux. Tel le voleur qui, habitué à voler autrui finit par subtiliser son propre manteau un jour d'ivresse, Fillon et Copé sont nus. Les deux petits chefs de Dramane parlent de recomptage des voix, de nouveau vote puis de je ne sais quoi...Ah bon! Le recomptage de voix existe alors? Mais, où est passé ce criminel de Sarkozy ? Où est-il?  Pourquoi ne va-t-il pas bombarder et humilier François Fillon afin de lui imposer le verdict des urnes du quartier général de son ami Copé ? Mais où se cache-t-il, le petit Nico ?  Est-il en train de donner le biberon à Dramane?Ce méli-mélo observé dans la cuisine intérieure de l'Ump, ce parti sanguinaire, est révélateur de l'état d'esprit de ces  donneurs de leçons démocratiques aux Africains. A la vérité, tous ces énergumènes qui croient avoir droit de vie et de mort sur les Africains ne sont que de vilains petits truands. En politique et ailleurs, ils truandent. Partant de ce pathétique constat, les combattants Africains de la liberté ne devraient plus qu'être rassurés et requinqués dans la poursuite du noble combat démocratique pour la libération définitive du continent noir des mains de ces "hommes de rien" qui ont montré les limites de leur moralité. Kephren Neruda


mercredi 28 novembre 2012

L'Onu, le sanctuaire des résolutions létales




D'environ 3.300 soldats, la force militaire internationale au Mali pourra être déployée "lorsque l'onu donnera son feu vert", a affirmé le mardi 13 novembre dernier le président de la Commission de la Cédéao, le Burkinabé Kadré Désiré Ouedraogo. A travers  cette déclaration, l'organisation déstabilisatrice sous-régionale, expérimentée en matière de semence du chaos et de coups d'état, se dit prête à en découdre contre les combattants islamistes qui pullulent dans le nord du Mali. En comptant bien évidemment, pour faire cette guerre qui n'a pas lieu d'être, sur des armées extérieures au continent africain. Ainsi, l'Organisation des Nations Unies  affûte ses armes et s’organise pour la future bataille de  la conquête des richesses minières du territoire malien. Avec minutie, les chacals, les hyènes et les vautours élaborent le scénario d'un safari sanglant. La pauvre Afrique, conditionnée à accepter l'inacceptable, se maquille et attend le pugilat annoncé sur ses terres par les ennemis de son développement. Après avoir pendu Saddam Hussein en Irak, lynché Mouammar Kadhafi en Libye, humilié Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, les "démocraties" qui ont eu deux guerres mondiales des plus barbares à leur actif et qui poussent en ce moment les syriens à détruire leur si beau pays, ont mis le cap sur l’un des pays les plus pauvres au monde, mais dont le sous-sol, nous dit-on, est géologiquement riche à faire pâlir d'envie plus d'un. Avec sa résolution guerrière, l'intervention onusienne sera "légitimée" et les bombes pourront tranquillement pleuvoir sur les populations civiles qui se verront ensuite larguer des biscuits. Pas de doute, en cas de guerre, il y aura des morts par milliers. Peu importe cependant, pourvu que des nègres décèdent et que l’objectif final que nous connaissons d'emblée soit atteint. France 24, Rfi et la bande à Vincent Hugeux se chargeront du service après-massacre de la coalition. Il est tout de même curieux que la communauté internationale, en l’occurrence la France, ait subitement du béguin pour le Mali et ses habitants alors qu’à une période qui n'est pas si lointaine, des ressortissants de ce même pays ont été ligotés, jetés manu militari dans des avions et renvoyés dans leur pays d’origine, tant ils  infestaient le pays des droits de l’homme. Ne nous y trompons pas, la philanthropie n'est pas écrite dans la charte des Nations-unies. L’Onu est une arme fatale de destruction massive pire que le terrorisme ou les camps de concentration nazis d'Auschwitz ou de Janowska. Cet instrument macabre dont se servent seulement  cinq pays  sur cent quatre-vingt-treize que compte cette organisation est  l'outil de manipulation par excellence, d'intimidation, d'exploitation des pays affaiblis par ses soins. Ce truc bizarre ne trouve sa raison d’être que dans le chaos et les guerres qu’il fabrique de toutes pièces dans nos états. Au fond, que serait l'ONU sans conflits armés ? Rien d'autre qu'une tour de verre sans fards. Le terrorisme, bien qu’étant un fléau à combattre sous toutes ses formes et à éradiquer si possible, ne peut servir de prétexte à une vaste opération de désorganisation des états africains et d’exploitation de leurs ressources naturelles. Kephren Neruda.



jeudi 15 novembre 2012

Interview exclusive de Justin KOUA


Justin Koua, président par intérim de la jeunesse du Front Populaire Ivoirien (FPI)


Ivoire-politique : bonjour Monsieur Justin Koua, comment allez-vous ?
- Justin KOUA : Je vais très bien.         


Si je vous dis, 11 avril 2011, que me répondez-vous ?

- Je ne serai pas original sur ce coup-là. Je ressens beaucoup de tristesse. En moi, la désolation est à son comble. Notre pays est en train d’être recolonisé. Il y a comme un assassinat de la démocratie ivoirienne dont les idéaux étaient portés par Laurent Gbagbo.



Laurent Gbagbo déporté si loin de la Côte d'ivoire, qu'est-ce que cela vous inspire-t-il ?

- Il faut continuer son combat en ayant le goût et la volonté de la liberté. Voila ce que cela m’inspire. Avoir la volonté de continuer son combat politique pour la dignité et la souveraineté des peuples Africains, n’est-ce pas beau comme source d’inspiration ? De fait, plus que jamais, je suis engagé. Et mon souci, c’est de lutter pour que les peuples Africains prennent leur destin en main ; que l’Afrique soit libre, indépendante et souveraine.



Croyez-vous que Laurent Gbagbo soit mort politiquement ? 

- Alors que nous étions à l’école du parti à Adjamé en 1997, le vice-Président du Front Populaire Ivoirien, Monsieur Abdourahmane Sangaré nous a enseigné qu’en politique, il ne faut jamais dire jamais. Donc, je suis convaincu que Laurent Gbagbo reviendra pour mettre de l’ordre en Côte d’Ivoire. Sur le sol ivoirien où le régime de Dramane Ouattara a institutionnalisé le désordre, la désolation et la mort dans les familles Ivoiriennes, quelque chose me dit qu’il ne faut pas désespérer et que, l’ordre et la justice seront rétablis avec le retour aux manettes du président Laurent Gbagbo.



J'en viens à la jeunesse du FPI dont vous assurez l'intérim en lieu et place de Konaté Navigué. Au quotidien, avez-vous des contacts avec lui ?

- Absolument. Konaté Navigué demeure le Secrétaire Général de la jeunesse du Fpi. Je n’assure que l’intérim comme vous le dites. Il ne se passe un seul jour sans que nous ne soyons en contact pour l’orientation du combat ainsi que pour toutes les autres dispositions à prendre quant au bien-fondé de notre lutte. Il est d’un apport impressionnant et incontournable dans la lutte démocratique que nous menons ici en Côte d’Ivoire.



Ici en Côte d'ivoire, il y a des quinquagénaires qui dirigent la section des jeunes de plusieurs partis politiques. Quel âge avez-vous ?

- J’ai encore l’âge qu’il faut pour diriger une structure de jeunesse d’un parti politique. Et ce, conformément à nos textes. Je ne suis pas forclos.



Rassurez-moi, que dit l'état-major de votre parti à propos de tous les sympathisants du FPI qui sont incarcérés ?

- Il n’y a pas que les sympathisants ou militants de notre formation politique qui se retrouvent dans les prisons. Depuis que Monsieur Dramane Ouattara est arrivé au pouvoir, une terreur s’abat sur l’ensemble des Ivoiriens. Face à cette volonté manifeste du régime de Dramane Ouattara d’exterminer les Ivoiriens, surtout les sympathisants du Fpi, la section des jeunes du parti s’est réorganisée dans le but de faire face à cette dictature. Rassurez-vous, la jeunesse du Fpi est tellement huilée, outillée que je puis vous affirmer que la démocratie vaincra la dictature, et que le peuple de Côte d’Ivoire sera libéré. Les prisonniers retrouveront leur liberté et les exilés retrouveront leur terre natale qui est ici. Pour mener à bien ce combat, chacun de nous, chaque membre de la Jfpi a décidé de faire don de sa vie. C’est un combat noble que nous mènerons jusqu’au bout.



Craignez-vous pour votre vie ?

- La vie d’un seul homme n’a de sens véritable que si elle sert à la cause commune. Que vaut ma vie devant celles de tant de millions d’Ivoiriens qui chaque jour sont enlevés, séquestrés et torturés par le régime de Dramane Ouattara ? Que vaut ma vie devant celles de tous ces Ivoiriens victimes de la politique de rattrapage ethnique qui les contraints au chômage ? Que vaut ma vie devant celles de milliers d’étudiants qui, aujourd’hui, sont contraints à la prostitution et à la mendicité pour survivre ? Que vaut ma vie devant celles de centaines de milliers d’Ivoiriens qui ne cessent de pleurer les leurs qui sont assassinés par la milice de Dramane Ouattara ? Ma vie, désormais, c’est le combat pour notre liberté et rien d’autre. Absolument rien ne peut m’arrêter sur cette lancée.



A plusieurs reprises, vous avez annoncé des marches et des meetings à Abidjan avant de les annuler sine die. N'est-ce pas la peur ?

- Jamais, au grand jamais ! S’il y a une chose dont nous n’avons pas peur nous autres, membres de la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien, c’est de l’être humainA ce stade de notre lutte politique, nous ignorons la peur. Mais, il faudrait que les ivoiriens le sachent, c’est le refus de Dramane Ouattara qui, par fébrilité et par peur, annule nos meetings ou les fait annuler. C’est un régime qui est réfractaire à la démocratie parce qu’impopulaire et illégitime.



Où en êtes-vous du projet d'un front patriotique avec la jeunesse du RHDP ?

- Nous sommes en discussion. Bien évidemment, nous ne rêvons pas de créer un front patriotique avec les jeunes du Rhdp. Nous voulons simplement les inviter à la discussion pour penser l’avenir et le devenir de notre pays. Nous voulons attirer leur attention sur les violations graves des droits de l’homme dont sont victimes les Ivoiriens par le fait de leur gestion infantile des choses de l’Etat. Nous voulons simplement les inviter à parler à leurs dirigeants afin qu’ils cessent le massacre du peuple Ivoirien.



Amnesty International et d'autres ONG travaillant pour l'ONU dénoncent les exactions commises par les FRCI. Selon vous, ces ONG sont-elles crédibles lorsqu'elles parlent de justice des vainqueurs ?

- Qui suis-je pour juger de la crédibilité des ces ONG ? Je revendique un fait, ce sont ces mêmes ONG qui, sous le Président Laurent Gbagbo, produisaient ces mêmes communiqués. Cependant, les Ivoiriens n’ont même pas besoin qu’Amnesty International et autres leur révèlent la destruction du camp des réfugiés de Nahibly à Duékoué, l’expropriation des terres de nos parents à l’ouest, les différents camps de concentration copiés sur le modèle nazi…Les Ivoiriens n’ont même pas besoin qu’Amnesty International leur dise que la politique de monsieur Dramane Ouattara a créé une fracture sociale au point que les Ivoiriens, si on n’y prend garde, risquent de sombrer dans une guerre civile des plus meurtrières. Amnesty International n’a fait que révéler ce que les Ivoiriens vivent au quotidien, c'est-à-dire la torture érigée en mode de gouvernement par le régime de Dramane Ouattara. Tout de même, il faut féliciter nos compatriotes qui font preuve de beaucoup de courage. Parce que ce n’est pas évident de vivre dans de telles conditions.

  

Alassane Ouattara vient de dissoudre le gouvernement dirigé par Jeannot Ahoussou. Qu'en pensez-vous ?

- Depuis le 11 Avril 2011, date de l'arrestation du Président de la République de Côte d'Ivoire, Son Excellence Koudou Laurent Gbagbo par les forces armées françaises, notre pays vit dans un vide juridique. Alors pour moi, il urge de mettre en place une équipe dont la réflexion  portera entre autres, sur la rédaction d'une nouvelle constitution, celle de la troisième République. En attendant, la Côte d'Ivoire vit une transition forcée, née d'un coup d'état des plus meurtriers; c'est à dire que des mercenaires se sont accaparé tous les leviers du pouvoir et s’adonnent à un exercice honteux et risible de la gestion de la chose étatique. Que le chef de ces mercenaires dissolve cette équipe érigée en gouvernement est pour moi un non- évènement. Raison pour laquelle, un peu plus tôt, j'ai dit que j'appelle de tous mes vœux la naissance de la troisième République. Nécessairement, il nous faut, avec l'aide des partenaires intérieurs et extérieurs, envisager la mise en place d'un gouvernement de transition. Nous nous battrons pour ce projet qui est susceptible de sortir notre pays de l'amateurisme, du tribalisme et de tous ses corollaires.




Entrons dans la fiction, demain matin à votre réveil vous êtes appelé à devenir ministre dans un nouveau gouvernement. Que faites-vous ? 

- Je maintiens que je ne fais pas de la politique fiction. Et jamais je ne composerai avec ce régime de mort incarné par Dramane Ouattara. Jamais, je n'assassinerai ma conscience en collaborant de quelque façon que ce soit avec ce régime moribond dont le projet de société vise à l'extermination du peuple ivoirien. Dramane ne mérite aucune considération. Ne lui en donnons donc pas. Il est une honte pour la Côte d'Ivoire et pour l'Afrique toute entière.



Connaissez-vous personnellement Mamadou Koulibaly, l'actuel président du LIDER ?

- Oui. Lorsqu’il était troisième vice-président du Fpi, nommé par le Président du parti, monsieur Affi Nguessan, il m'était arrivé de le rencontrer. Et même après le kidnapping, les rafles suivies de l’incarcération de nos leaders, quand il s'est retrouvé Président par intérim du Fpi, nous nous sommes revus. 



Est-ce que le FPI ne s'est pas fait hara-kiri à un certain moment donné en se passant de ses conseils ?
- Nous n’avons jamais eu écho de ses conseils. Depuis les accords de Marcoussis,  il est allé s’installer lui et sa famille au Ghana. Il venait rarement présider les séances du parlement Ivoirien. Mais avant d’aller plus loin, allez demander à Monsieur Mamadou Koulibaly de faire un bilan sérieux de sa gestion de l’Assemblée Nationale que le peuple de Côte d’Ivoire a bien voulu lui confier. Sans omettre que le peuple de Côte d'ivoire, en faisant de lui la deuxième personnalité de l'état lui a accordé une grande confiance. En se regardant sérieusement dans son miroir chaque matin, a-t-il l’impression d’avoir réussi sa mission à la tête de cette institution ? A t-il l’impression  d’avoir contribué à l’avènement d’une Côte d’Ivoire digne et souveraine ? A t-il l’impression d’avoir été honnête et loyal à Gbagbo Laurent ? Enfin, c’est dans sa tentative aventureuse de gestion de la présidence par intérim qu’il s’est rendu compte que, dans notre parti, le FPI, nul ne peut ériger ses caprices et ses humeurs en règle.



Est-ce possible qu'à court et moyen terme, les Ivoiriens se réconcilient entre eux ?

- Je ne connais pas le calendrier propice qui favoriserait la réconciliation entre les Ivoiriens. Je sais simplement que les Ivoiriens ne se réconcilieront pas dans le spectacle et dans la comédie. Je sais pour autant que les Ivoiriens réclament vivement, dans leur grande majorité la réconciliation. Cependant, c'est d'une vraie réconciliation dont je parle. Précisément avec la présence de tous les fils et filles de la Côte d’Ivoire, à commencer par le retour au pays du Président Laurent Gbagbo, la libération des autres prisonniers politiques détenus par monsieur Dramane Ouattara et aussi, le retour au bercail de tous ceux qui ont été contraints à l'exil par les tortionnaires à la solde de Dramane Ouattara. La réconciliation s’imposera d’elle-même dès lors que les dignes fils de la Côte d’Ivoire, illégalement détenus par Dramane Ouattara et méchamment torturés, recouvront la liberté.


Interview réalisé par Kephren Neruda de Ivoire-Politique.