jeudi 21 juin 2012

Le loubard, le potentat complexé et la handballeuse

Tout seul, sans contre-pouvoir, le tandem Rhdp-Frci règne en maître absolu sur la Côte d’Ivoire et ses habitants.  Avec les pleins pouvoirs et en tant que filleul de la communauté internationale, alors qu'il devrait naturellement afficher une grande sérénité, l’Etat Rdr est, paradoxe des paradoxes, profondément malade mais refuse de l'admettre. Deux faits parmi des milliers que nous avons répertoriés attestent de cette culture maladive, psychiatrement parlant. Le one-man-show que Hamed Bakayoko nous a servi sur les plateaux de la télévision griotique Tci-Rti achève de convaincre les plus inféconds intellectuellement de nos compatriotes que l'art et la manière de gouverner, dans leur dimension normale, sont aux antipodes de la vision archaïque, ethnocentriste, médiévale du fils de Nabintou Ouattara. Malgré l'obscurantisme qui règne dans notre pays, on n'a pas besoin d'être spécialiste en synergologie pour constater les mensonges en quantité industrielle sortis de la bouche de Hamed Bakayoko, l'ex-loubard du Meeci (Mouvement des Elèves et Etudiants de Côte d'ivoire), unique syndicat estudiantin à l'époque du parti unique dans la Côte d'ivoire d'Houphouët-Boigny. Comme on se retrouve entre dictateurs et partisans de la griotique de partis uniques ! Houphouët-Boigny hier avec son PDCI régentant la vie quotidienne des Ivoiriens ; Alassane Dramane Ouattara aujourd'hui, la chicotte et la baïonnette en main, tuant tous ceux qui dénoncent toutes ses dérives passées et actuelles. Un ministre de l’intérieur dans les rôles de juge d’instruction, de procureur de la république et de juge de siège qui jette son fiel sur un réfugié politique extradé après l’avoir torturé et après lui avoir extorqué des aveux. Ce n'est pas un épisode de téléréalité américaine. C'est bel et bien à Abidjan ce que la bande à Ouattara appelle faire de la politique. Autre incongruité, ; en pleine fêtes des pères, Dramane par le canal de son Conseil National de Répression de la Presse, ne veut plus désormais être ainsi prénommé. Abruptement, il se souvient que ce prénom appartenait à son père. Après avoir renié toutes ses origines et sa propre mère, Alassane vient de renier Dramane. Il n’en veut plus, à tout jamais il ne veut s'appeler DramanePourtant, n’est-ce pas grâce à ce prénom qu’il juge aujourd’hui infamant, qu’il s’est fabriqué le sobriquet A.D.O (Alassane Dramane Ouattara ou encore Argent Diamant Or) qui obnubila tous ses militants aujourd'hui lobotomisés ? Son père maudirait sa semence de sa tombe. Si cet «homme» est capable de renier officiellement son géniteur en ces jours d'hommage et de reconnaissance à ceux qui nous ont donné la vie, et de se nier lui-même, quel tort n’est-il pas capable de causer à la Côte d’ivoire ? Attendons-nous à tout, car ce pouvoir écervelé pourrait un de ces jours, au sortir d’un conseil d’imbéciles, nous obliger à boire notre urine à la place de l’eau potable. Probablement qu'après la «capturation» de Laurent Gbagbo et «l’arrestation» des cours, l’inoxydable lexicologue Kandia kamissoko Camara, pourrait, elle aussi exiger de nos enfants le «portage» de la burqa à l’école de la République. Ainsi fonctionne la république bananière de toutes les incongruités dramaniennes. Au rythme des tambours du trio de la nullité absolue. Kephren Neruda

vendredi 15 juin 2012

La politique Ivoirienne face aux défis des nouvelles technologies


Alors qu'elles sont de plus en plus ancrées dans les sociétés dites modernes, les nouvelles technologies ont fini par influencer et faire évoluer la définition de l’analphabétisme. Est considéré au troisième millénaire, comme analphabète, non plus seulement celui qui ne sait ni lire ni écrire mais aussi celui qui n’a aucune connaissance en matière de nouvelles technologies. Partant de cette définition, on peut aisément se faire une idée du nombre ahurissant d'analphabètes en Côte d'ivoire. Mariage de l’informatique, des télécommunications et de l’audiovisuel, les technologies de l’information et de la communication reposent largement sur les techniques de l’internet et constituent l’un des vecteurs essentiels de la réussite de la politique de développement d'un pays, du fait qu’elles accompagnent et soutiennent la croissance et le développement de tous les autres secteurs de l’économie nationale. Malheureusement en Côte d’ivoire, tout ce qui n’a pas trait à l’intimidation, la traque, l’arrestation et à l'assasinat des pro-Gbagbo n’est pas une priorité pour le pouvoir Ouattara et n’entre naturellement pas dans son champ d'action. Existe-t-il réellement une politique ivoirienne en matière de nouvelles technologies ? Combien d’Ivoiriens ont-ils, une fois dans leur vie, "pianoté" ? Ces interrogations paraissent métaphysiques pour le commun des Ivoiriens déjà affamés et terrorisés par dix années de supplice. Pourtant, en la matière, ce n'est pas la volonté politique qui a fait défaut. Déjà, en 2004, à l’initiative de la présidence de Laurent Gbagbo, le projet de réalisation de la première zone franche dénommée vitib (Village des Technologies de l’Information et de la Biotechnologie) et dédiée à la biotechnologie et aux nouvelles technologies de l’information et de la communication a été lancé. Ce projet, amorce d'une véritable politique en matière de nouvelles technologies, a été pensé et mis en œuvre par des scientifiques ivoiriens avec à sa tête Monsieur Vincent Kragbé Gadou. Ce paradis technologique pour concepteurs, fabricants, assembleurs de produits informatiques, sociétés de télécoms, d’audiovisuel ou de biotechs, localisé à Grand-Bassam avait été bien accueilli par le monde technologique. Selon ses promoteurs, la zone franche devait accueillir au cours des cinq premières années 100 entreprises, induire sur la période la création de plus de vingt mille emplois et générer un chiffre d’affaires de 600 milliards de francs CFA. Aujourd’hui, avec le départ de l’ancien régime, ce projet ivoirien a été inhumé par l’économiste de Kong et ses thuriféraires. Aucune politique en matière de nouvelles technologies, adaptée au développement économique et social n’existe en Côte d'ivoire. On investit plus dans les sociétés de télécommunications que pour faire du business. Rien n’est pensé et conçu pour l’éducation et la formation. Or, on ne peut éviter la formation pour acquérir, comme par enchantement les nouvelles technologies. Combien y a t-il d’écoles d’ingénieurs de pointe formant des électroniciens et des concepteurs de logiciels capables de rivaliser avec les grandes écoles européennes ou asiatiques ? Naguère pôle d’excellence de la sous-région et fleuron de l'intelligence scientifique ivoirienne, l’Institut National Polytechnique de Yamoussoukro n’est plus que l’ombre de lui-même. Il est de notoriété publique qu’on ne peut nier l’apport incontournable des nouvelles technologies. Tous les domaines d’activités sont concernés dont le plus sacré est l’éducation. L'alpha et l'oméga. L’utilisation des nouvelles technologies met en valeur les opportunités d’acquisition de connaissances. Elle facilite l’enseignement, la recherche scientifique et les échanges dans et entre les universités. A cet effet, la vulgarisation de ces technologies devrait être actuellement une des priorités pour notre système éducatif car elle permet non seulement de donner aux futurs responsables la maîtrise des nouveaux outils de communication qui leur seront indispensables, de mettre les richesses du multimédia au service de la modernisation pédagogique mais aussi de mettre ces outils à la disposition des élèves et étudiants. Que reste-t-il de l’école ivoirienne étranglée depuis plus de deux décennies par les politiques ? En ayant congestionné quatre générations de bacheliers aux portes de l’université, Alassane Ouattara a créé les conditions d’une déstabilisation du système scolaire qu’il faudra plus d’une génération pour juguler. Comment comprendre que des chercheurs et enseignants émérites sont invités à faire leurs recherches dans les goulags internes ou en exil quand ils ne sont pas éliminés ?
Pis, après les centres de concentration, un nouveau phénomène particulièrement glauque,  le harcèlement des cybercafés est en train de voir le jour à Yopougon. Les cybercafés sont désormais dans la ligne de mire de Jack l'éventreur. Ouvrir sa page facebook, dans un de ces lieux, est désormais un crime passible de la mise à sac, de la fermeture du cybercafé puis de la conduite de ses occupants vers une destination inconnue. Pour le chouchou de la communauté internationale et ses cerbères, les comptes facebook sont un canal de connexion avec tous les exilés politiques donc une arme de déstabilisation de son régime dictatorial. La Côte d’ivoire n’est plus normale. Aujourd’hui, les Ivoiriens sont unanimes à reconnaître que la promesse exhibée pendant la campagne électorale de faire de la Côte d’ivoire un pays émergent n’est que de la poudre de perlimpinpin. L’hurluberlu de Kong, excepté l’endettement, ne peut rien apporter à la Côte d’ivoire. En une année de gestion du pouvoir le bilan est implacable. Chaotique. Le moins que l’on puise dire c’est que Alassane Ouattara a enseveli vivante la Côte d’ivoire intellectuelle et qu’une véritable politique en matière de nouvelles technologies n’est pas pour demain. Kephren Neruda

mardi 12 juin 2012

Notre liberté, nous irons la chercher

Par monts et par vaux; de Kong à Assinie, de Taï à Bondoukou et de Toumodi à San Pedro, nous irons à la conquête de notre liberté, dont nous avons dégusté les fruits jadis. Nous irons arracher notre liberté embastillée à coups de bombes  par Alassane OUATTARA et ses arsouilles. Officiellement, il ne reste plus qu’à changer le nom et la devise de la Côte d'ivoire pour achever sa dissolution tant nous nous sentons soumis par les marsouins de l'ONU et de la bande à Bader Ouattara sur nos terres. Plus rien ne reste de l’héritage de nos aïeux. Au Dramanistan, nouvel état constitué par Alassane Ouattara et son chef suprême Nico la brute, la devise est : dictature, déportation et rattrapage ethnique. Agir selon sa volonté est devenu une gageure depuis son installation par la force militaro-mafieuse dans le palais national ivoirien. Penser librement, exprimer ses opinions sans crainte, quand on est un citoyen ivoirien relève du surnaturel. Acheter un journal qui ne fait pas l'apologie du fondateur de la Charte du Nord sans redouter d'être « rattrapé » par sa gestapo analphabète relève de la providence. Nous ne sommes plus libres. Pour autant, dans cet état dirigé par le RDR où seul un groupe ethnique règne en maître absolu et s’escrime à s'aliéner tous les autres, nous ne nous laisserons pas faire. Face au rattrapage ethnique ambiant et corrosif qui a littéralement putréfié la société ivoirienne, nous n’avons pas le droit de trahir la mémoire de nos devanciers, intrépides combattants de la liberté. Face à cette dictature insolente et moyenâgeuse, la bien nommée Marie Koré, son cousin Biaka Boda, Messieurs Kragbé Gnagbé et Camille Gris écraseraient une larme dans leur tombe si nous nous dérobons. Maintenant, après moult expériences amères, et contrairement aux dramaniens, nous sommes conscients que notre salut définitif ne viendra pas d'un quelconque viatique parisien, socialiste ou bien internationaliste. Le fourre-tout d'une pensée qui veut que l'africain attende d'être libéré du joug colonial par autrui est dépassé; nous sommes debout, nous ne comptons plus nous rasseoir; Laurent Fabius doit le savoir. Les griots de Alassane Ouattara le disent ami à ce dernier. Quoique, dans son mensonge, Ouattara se dit ami à tous les dirigeants de la France néocoloniale. Sachons néanmoins faire les différences nécessaires entre amitié et rencontre fortuite au détour d'une mendicité qui sied bien au criminel Alassane, sautant autrefois les clôtures des ambassades pour ne pas répondre de ses crimes. Les symptômes de fébrilité du pouvoir usurpé sont d'autant plus palpables que les recours constants à la répression ne font plus peur aux Ivoiriens. Le célèbre philosophe arabe, Ibn Khaldoun ne disait-il pas que "Celui qui exerce le pouvoir en usant de la force ou de la coercition court à sa perte. Un jour ou l'autre, son peuple l'abandonne”. Depuis belle lurette, le vrai peuple de Côte d’ivoire a  vomi l'imposteur de Kong. Il ne lui reste plus qu’à le capturer, le ligoter et le juger pour tout le calvaire qu’il lui a infligé. Tôt ou tard, les dignes fils et filles de toutes les contrées de la Côte d’ivoire se lèveront comme un seul homme pour sonner l’hallali de ce pouvoir ô combien fasciste. La conscience trafiquée, le Idi Amin Dada ivoirien qui se dit d'Odienné veut substituer la Côte d’ivoire au Dramanistan. Nous refusons d’être éternellement courbés face à ses miliciens des FRCI, «hommes de rien» sur tout ce qui est en rapport avec la densité de réflexion. Etant donné que nous n’avons pas le droit de baisser la tête devant nos enfants en leur racontant l'histoire de leur pays, nous allons combattre ces Raspoutine. Avec pour but de leur arracher les moindres millimètres de nos parcelles de liberté. Quel qu'en soit le prix, et même si Laurent Fabius se déguisait en maquisard ou en chasseur alpin pour sauver son petit soldat Idi Amin Dada Ouattara. Kephren Neruda

vendredi 1 juin 2012

Les goulags d'Abidjan, suite logique de la charte du Nord?

Il fut un temps pas si lointain, Alassane OUATTARA affirmait, un brin hypocrite, qu’on ne voulait pas qu’il soit présidentiable en Côte d’Ivoire au motif qu’il était nordiste et musulman. Le disant, il savait parfaitement qu’il ne se rendait pas service à lui-même mais, qu'il mentait comme un arracheur de dents. Tout du moins, il venait de déclarer un choc civilisationnel endogène et interne à notre pays. Indiscutablement, c'était sa manière à lui ; par manque de charisme et d'éloquence réels, de galvaniser les autochtones de la région nord qu'il ne connaissait pas; mais qu'il avait découvert par ouï-dire. Au sens propre du terme, il sombrait déjà dans la phase pratique la plus aboutie de l'ethnicisme. Car, quelques années auparavant, avec quelques uns de ses compères, il avait initié puis théorisé d'autres dérives. Intitulée "Le Grand Nord en marche" et diffusée à grande échelle sous forme de tract et relayée par divers canaux journalistiques dès 1991 (version 1) puis en 2002 (version 2) ; la charte du Nord, dans son paragraphe introductif indique que : "… de ses fils aux 4 coins de la côte d'ivoire, de ses fils au terroir, intellectuels, analphabètes, responsables, militaires, ouvriers, commerçants, cadres, par notre voix, le grand nord bat le rappel et le rassemblement pour un grand nord uni, fort, crédible, partenaire à part entière, arbitres des situations futures au sein d'un ensemble ivoirien rénové, équitable, cohérent". De la formule "partenaire à part entière au sein d'un ensemble Ivoirien rénové", transpire plutôt la volonté hégémonique d'un groupe ethnique sur les autres, dans une Côte d'Ivoire qui vivait à l'époque dans une égalité et une fraternité que nul ne pouvait nier. Sauf bien sûr, Ouattara et ses acolytes au milieu desquels se trouvait son homme à tout faire, Ibrahim Coulibaly qu'il fera assassiner plus tard. Cette charte du Nord a divisé en profondeur notre pays et sa population entre «nordistes» et «sudistes». C’est ainsi et, ainsi seulement qu’une grande partie des populations du nord ont été minutieusement préparée aux différentes insurrections contre l'Etat de Côte d'Ivoire. Le pic de cette subversion fut le coup d'état électoral du 11 avril 2011, suivi des propos de ce même Ouattara Alassane affirmant que son successeur à la tête de l'état ivoirien dans dix ans doit être Guillaume Soro. Ne sommes-nous pas dans l'ivresse totalitaire ? L'état ivoirien est-il un bien des nordistes ? En effet, c'est Ouattara qui le dit de façon claire et nette. Les Ivoiriens parmi lesquels beaucoup de nos compatriotes du nord, découvrent petit à petit les multiples facettes d'un des initiateurs du «Mein Kampf» nordiste. La politique de rattrapage ethnique et les goulags d’Abidjan ne représentent que les faces émergées de cet iceberg monstrueux qui est sorti des officines claniques du tortueux Alassane. Véritable arme de discrimination massive, le «rattrapage ethnique» cloisonnent dorénavant les citoyens ivoiriens en deux catégories distinctes. Les bons Nordistes et les méchants Sudistes. Les premiers ont des droits sur l'Etat tandis que les seconds n'ont que des devoirs. Cette politique savamment orchestrée et mise en pratique par les lieutenants du gars de Kong, continue ses sales besognes aux quatre coins de notre pays. Au grand dam des autres groupes ethniques. La résurrection des camps de concentrations qui essaiment les communes d’Abidjan n’est pas anodine. Oui, Ouattara est vraiment allé à l'école de Adolf Hitler. A Yopougon (place de la liberté), Koumassi et Abobo; il y a torture systématique sur toutes les personnes soupçonnées d’apprécier l'illustre prisonnier politique de la Haye. N’en diront pas le contraire les FRCI, pour la plupart analphabètes et anciennement miliciens dévoués à la cause de la charte, commis de nos jours à la macabre tâche de casser les méchants sudistes, puis tuer à l'occasion ceux qui disent Non à cette plaie nazifiante. L'oncle de Ouattara ne s'y est pas trompé en dénonçant cet état de fait qui n'honore ni les bourreaux ni leurs tuteurs occidentaux. En mettant en garde contre cette manière de faire ; en affirmant à qui veut l'entendre que Ouattara est un minable tyran, Monsieur Abou Cissé fait son devoir de citoyen, d'honnête homme et de pédagogue. Ne peuvent le lui reprocher que ceux qui profitent des goulags et de leurs retombées pour se faire une place au soleil du rattrapage. Etablir et conforter la suprématie des malinkés «la race aryenne» sur tous les autres groupes ethniques que compte la Côte d'Ivoire, cela constitue le projet longtemps caressé par le larbin de Sarko la brute et ses épigones. Néanmoins, il ferait mieux d'aller poser la question à la Grande Histoire, celle qui ne transige pas avec le mensonge ; il saurait deux choses très importantes parmi tant d'autres. La première est que "I have a dream" a été prononcé bel et bien par Martin Luther King. La deuxième, c'est le sort qui a été réservé aux nazis. Kephren Neruda

vendredi 25 mai 2012

La démocratie, chaînon manquant aux Africains

« ...La démocratie est un luxe pour les Africains ...». Cette sortie de l’ancien président français Jacques CHIRAC avait en son temps, provoqué une levée de boucliers de l’ensemble des fils et filles du continent africain. Sauf bien évidemment les dictateurs françafricains et leurs enfants qui se sont accomodés des propos de leur "papa" Chirac. Quoique condescendante dans la forme, puisque non explicitée et venant de la part de quelqu'un qui a été partie prenante avec son pays de cette situation grotesque, cette phrase est d’une vérité humiliante. Car, les actes antidémocratiques sur le continent, depuis les indépendances artificielles, se métastasent et nous rapprochent de cette envolée méprisante qui, malheureusement, n’a pu fouetter l’orgueil de nos hommes politiques. Étrangement, la quête de la démocratie en Afrique nous fait penser au supplice de Tantale. Symbole même de la frustration permanente due à une chose que l'on croit obtenir mais qui, hélas, s'éloigne lorsqu'on s'en approche. Jadis, sous l'arbre à palabres, bien avant les pénétrations étrangères, nous avions une démocratie bien ancrée dans nos us et coutumes. La progression des forces étrangères et leur installation de force sur nos terres ont certainement tué notre démocratie. Celle-ci étant devenue dès lors, un bien trop précieux pour nous autres. Et, pour ne rien arranger, sur l’autel de leurs bas intérêts, nos potentats compromettent cette opportunité de toucher enfin à l'objet de nos désirs. La démocratie, résumé comme étant le gouvernement par le peuple et pour le peuple, n'est pas et ne sera jamais un modèle déposé. Nous pourrions sécréter de nous-mêmes notre propre modèle démocratique, en symbiose avec notre vécu. Mais nous n’osons franchir le pas. Par peur de tout ce qui est nouveau. Par pur cynisme. Par peur de l'égalité réelle qui mettrait sur un même pied tous les citoyens devenus de potentiels électeurs. Ou encore, par peur irrationnel du grand méchant maître dans le genre Chirac ou Nicolas sarkozy la brute.  A lui seul, l’exemple ivoirien est à l'image de ce qui se passe en Afrique. Les pogroms des populations idéologiquement ou ethniquement proches du leader de l’opposition font partie du cursus d'un bon "démocrate" africain. En la matière, tous les records sont en train d'exploser au pays de feu le dictateur poids léger qu'était Félix houphouët-Boigny. Dans sa parution N°634 du 03 Mai 2012, le très sérieux bimensuel La lettre du Continent, proche des milieux françafricains dit à propos de Alassane Ouattara: « Les membres de sa famille forment un cordon de conseiller au palais d’Abidjan. A l’instar de Lancina Camara (oncle), Masseré Touré (nièce). Les sœurs d’ADO, Sita Ouattara et Rokia Ouattara sont conseillers aux affaires présidentielles. Quand au petit-frère Tiene Ibrahim Ouattara, il tient la haute main sur les finances et la gestion du fonds de souveraineté. (…) qui s’élève à 300 milliards de fca » Effarant! L’enrichissement illicite est devenu la principale obsession du larbin de Sarkozy. La rétentissante affaire Bictogo, du nom de l'homme des sales besognes de Ouattara en est, une fois de plus, une lamentable illustration. Alors que la course à l’acquisition de biens immobiliers en Europe est le sport favori de nos "démocrates", l’accès au paracétamol est un luxe pour le peuple qu'ils sont censés conduire vers de meilleurs destins. A la vérité, on ne peut exiger des hommes politiques sortis tout droit des cavernes  puis de l’instrumentalisation des rébellions, de s’accommoder aux valeurs démocratiques. En Afrique, on ne s’intéresse à la politique que pour alourdir son porte-monnaie. Quand on assiste à l’ascension météorique au pouvoir d’un certain Guillaume SORO, rebelle sanguinaire parmi les plus sanguinaire, on ne peut qu’être dégoûté de la politique africaine. Du fond de leurs tombes respectives, tous les politiciens qui ont déclaré que le pouvoir était au bout du fusil doivent être surpris du nombre sans cesse croissant de leurs disciples sur le continent noir. Que manque t-il réellement au berceau de l’humanité pour être pris au sérieux? Naturellement, c'est la DEMOCRATIE. Un mot, un seul qui, bien enseigné et bien pratiqué, va tout redresser. Certains parlent d'économie, mais, a-t-on déjà vu des économies prospères sous un régime dictatorial? Cela n'existe pas. Les défis qui attendent le continent noir sont énormes, ils sont démocratiques. Loin devant d'autres considérations. Pour les relever, l’Afrique qui dispose de toutes les richesses nécessaires ne demande qu’à être librement dirigée par des hommes politiques crédibles et légitimes. Des hommes de valeur à l’instar de Patrice Lumumba, Nelson Mandela, Laurent Gbagbo. Nous ne sommes pas condamnés au supplice de Tantale, mais nous avons juste besoin d'hommes et de femmes dignes. Kephren Neruda.

jeudi 24 mai 2012

Le temps de l'humour entre Ivoiriens est-il révolu?

Avant, à une époque qui n'est pas si loin des découragements d'aujourd'hui, on pouvait, sans crier gare, rire de nos régions, des coutumes de leurs habitants, de leurs mœurs, de leurs habitudes alimentaires. Dans une langue faite de mélange de français et des apports de notre propre fabrication, on disait "faut pas fâcher, nous s'amuser". Ainsi, en moquant les Wobés, honnêtes hommes de l'ouest de notre pays, on y allait pas autrement que de les taxer de cannibalisme. Les Akyés étaient censés chasser les escargots avec des fusils de type calibre 12. Qui parmi nous n'a-t-il pas pleuré de rire en écoutant ou en regardant Bamba le Rire ou bien le duo Wintin Wintin Pierre et Vieux foulard? N'est-ce pas ici qu'on disait que les Adioukrous étaient des sorciers, que les Bétés n'aimaient que la bagarre, que les Tagbanas avaient des petits pieds, que les Dioulas, à cause du carême ne dormaient pas la nuit...?Dans leur mode de vie, les Ivoiriens, à travers la musique ou le théâtre, ont fait de l'humour, à l'instar du dessinateur Georges Wolinski, « le plus court chemin d’un homme à un autre». Puis, tout bascula. Le jour où un homme affirma qu’on lui interdît de briguer la magistrature suprême parce qu’il est musulman et nordiste. Cette sortie de route langagière a littéralement pulvérisé l’ensemble du corps social Ivoirien. La cohésion sociale venait ainsi d’être sérieusement entamée. Et une rébellion meurtrière s’est établie, exacerbant la haine entre les populations et modifiant, du coup, intimement la logique humoristique de notre peuple. L’amour entre nous a fait place à l’acrimonie et aux formes les plus redoutables de toutes les haines. On ne peut plus rire de nous-mêmes. Désormais, le cœur des Ivoiriens est irrigué par le cilice. On ne brocarde plus, on calomnie, on tue sur fond tribal. Dans les bureaux, au marché, dans les écoles, l’appartenance ethnique conditionne notre manière de vivre. Non seulement, la tribalisation du débat politique a emmené chaque groupe ethnique à se lover mais, a surtout jeté les alliances inter-ethniques dans les cordes. Les galéjades entre Ivoiriens, naguère vecteur efficace de rapprochement inter-ethnique ont du mal à se remettre du choc politicard. Tôt ou tard, on ose espérer que la jovialité qui caractérise le peuple Ivoirien, refera surface. Pour l’heure, avec la création de l’idéologie du rattrapage ethnique qui a théorisé la suprématie des Nordistes au détriment des autres peuples, l’humeur débonnaire des Éburnéens aura du mal à s’en accommoder. Dans toutes ses composantes, la société Ivoirienne est, pourrait-on dire, à la recherche, hélas de son humour perdu. Kephren Neruda

jeudi 17 mai 2012

Morceaux de goulags à yopougon





Les camps de concentration nazis ont été un enfer rarement égalé dans l’histoire humaine. Par un processus systématique et pervers de déshumanisation de leurs victimes, les SS et les kapo visaient à détruire leur personnalité et leur vie en un temps très bref, au moyen de la sous-alimentation, des coups, de l'absence d'hygiène et du travail forcé. Plusieurs décennies après, un homme qui a certainement compulsé et bien assimilé les thèses Hitlériennes, a réussi, avec brio, le pari de la délocalisation machiavélique d’Auschwitz en Côte d’ivoire. On a encore en mémoire les dizaines de prisonniers civils et militaires cadenassés dans des conteneurs à Korhogo, par le rebelle-animal Fofié Kouakou et qui, privés du minimum vital, mourraient par étouffement. Oui, en Côte d’ivoire, Alassane Ouattara s'allie avec la géhenne. Après les goulags de Katiola, Korhogo, et Bouna, un autre mouroir vient de pousser dans l’un des bastions imprenables du Front Populaire Ivoirien. Yopougon, la plus grande commune de Côte d’Ivoire a désormais son camp de concentration  sis au Nouveau quartier. Naguère haut lieu emblématique de rassemblement des frontistes, le " village de la LIBERTÉ ou "place de la Liberté" a été transformé en un espace sépulcral depuis l’arrivée de l’administrateur colonial au pouvoir, suite au bombardement des institutions ivoiriennes par la force Licorne sur ordre du sanguinaire Sarkozy. Dans cette commune, il ne fait pas bon être militant, sympathisant du FPI. Sur la base ethnique ou sur une simple dénonciation sans preuve d’un cerbère de Ouattara, vous pouvez aisément faire l’objet d’une arrestation. A la vérité, les prisonniers, majoritairement des jeunes ethniquement ou idéologiquement proches du Président Laurent Gbagbo, sont des ennemis imaginaires et inventés avec lesquels le gouvernement misanthrope en place règle ses comptes. Sans états d’âme. Sont au menu, dans ces goulags ambiants, tortures, exactions, violations massives des droits de l’homme sous le regard approbateur, goguenard et indifférent des organisations vénales des droits de l’homme. Selon le témoignage d’une récente victime de ce camp Boiro ivoirien, recueilli par le quotidien Notre Voie, « quand on nous envoie dans ce camp, on plonge nos têtes dans des barriques d’eau pour tenter de nous asphyxier afin de nous arracher des aveux. On nous a sérieusement battus tout le temps qu’on a été entre les mains des FRCI. On met du plastique au feu et on nous colle les flammes au corps pour nous brûler dans l’espoir de nous arracher des aveux. On nous brûle aussi au fer. C’est la torture que j’ai vécu.». Ces êtres humains sont enfermés dans ces lieux mortifères où ils côtoient la faim, le travail forcé, les mauvais traitements, les exécutions sommaires. Ils sont susceptibles de faire partie de ceux qu'on ne reverra jamais.  Administrées par des Frci barbares et inhumaines avec l'onction du gouvernement actuel, les tortures en vigueur dans ce véritable mouroir sont infligées dans l’indifférence  des champions de la démocratie et des organisations de défense des droits de l’homme. Cette chasse planifiée aux pseudo-opposants au régime illégalement installé en Côte d'ivoire, achève de convaincre de la politique d'élimination larvée des militants pro-Gbagbo depuis le Lundi noir du 11 Avril 2012. Pour l’heure, en attendant la solution finale à la question des pro-Gbagbo, la vibrante communauté internationale  a, par complicité et protection de ses intérêts cyniques, donné sa langue à manger à la dictature de la Ouattarandie. Kephren Neruda